C’était encore un jouet que l’on fabriquait nous même. Pour le faire il fallait une soixantaine de mètres de ficelle pas trop grosse mais solide, de la farine, de l’eau, du papier journal soit les feuilles de la Presse ou de la Dépêche, une boîte de conserve, généralement une boîte de lait condensé et un gros roseau sec de préférence pour qu’il soit plus léger, roseau que l’on retrouvait un peu partout à Ferryville et que personnellement je trouvais à la plage des temporaires. On commençait par refendre le roseau dans le sens de la longueur pour obtenir des lattes d’une largeur d’environ 1,5cm puis on arrondissait les arrêtes qui étaient coupantes comme un rasoir. On récupérait deux lattes, dont la plus longue faisait une fois et demie la longueur de la plus petite, pour l’exemple nous prenons une latte de 75cm et une autre de 50cm. On attachait solidement avec de la ficelle ces lattes en forme de croix, à 25cm de l’extrémité de la plus longue. Ensuite on réunissait les extrémités des lattes avec la ficelle bien tendue, qui formait un losange irrégulier. On préparait la colle en mélangeant la farine avec de l’eau. On étendait bien à plat la feuille de journal et on posait la croix dessus puis vers l’extérieur à environ 4 cm de la ficelle on découpait un rebord avec une paire de ciseaux le journal, ce rebord était ensuite rabattu sur la ficelle et collé sur la partie du journal à l’intérieur du losange. En attendant que la colle sèche on confectionnait la queue du cerf volant avec un bout de ficelle avec une dizaine de papillons de papier journal espacés également, cette queue était attachée ensuite sur l’extrémité de la latte longue en bas de la croix. Cette queue permettait au cerf volant par contre poids de rester le nez au vent. Puis on attachait une ficelle entre les extrémités de chaque latte, que l’on tendait juste au dessus de l’intersection des 2 lattes, à cette endroit la ficelle tendue devait se trouver à une hauteur égale à la longueur d’une des 3 petites branches de la croix. A l’endroit où ces 2 morceaux de ficelle se croisaient on les attachait avec le reste de la ficelle restante, reste de ficelle que l’on enroulait autour d’une boîte de conserve. Notre cerf volant était prêt à voler, il nous restait juste à attendre le vent pour le faire …
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